Chaque dimanche, notre magazine Congrès Littéraire Mondial invite ses chers auteurs à un café littéraire à Paris. Passez une agréable journée avec les plats délicieux, la poésie charmante et beaucoup d’inspiration créative !

Ce dimanche, le 17 février, Congrès Littéraire Mondial vous invite à un café littéraire « Le Procope » !

Le Procope est tout simplement l’un des plus vieux cafés de Paris. Célèbre à tous égards, il l’est en particulier pour avoir été le théâtre où furent élaborés bien des projets marquants, comme la rédaction d’articles de l’Encyclopédie par Diderot, la préparation de la constitution américaine par Benjamin Franklin, ou ce mot d’ordre lancé le 10 août 1792 d’attaquer le palais des Tuileries.

« Ce fut dans cet établissement que les Parisiens prirent pour la première fois des glaces », lit-on dans Les cafés artistiques et littéraires de Paris, une monographie écrite par Auguste Lepage en 1882. La consommation de café fit aussi sa réputation, importé à la cour de France à la fin du 17ème siècle par l’ambassadeur de Turquie Soliman Aga, avant d’être vendu dans les établissements auquel il donna son nom.

En 1686, le Sicilien Francesco Procopio dei Coltelli, arrivé en France seize ans plus tôt, achète ce qui va rapidement devenir l’un des cafés littéraires les plus courus. On y parle littérature au 17ème siècle, où c’est une succursale de l’académie toute proche, philosophie au 18ème siècle quand Voltaire, Rousseau et Diderot s’y rencontrent, politique à la Révolution où c’est un club dirigé par Hébert, littérature et politique au 19ème, avec Sand, Musset, Verlaine ou Anatole France, tandis que Gambetta y jette les bases de ses réformes sociales.

Certes, le lieu est aujourd’hui plus touristique que littéraire ou philosophique. On y admire les portraits peints du rez-de-chaussée, la reproduction de la Déclaration des Droits de l’Homme, le chapeau de Napoléon ou les inscriptions « Citoyens » et « Citoyennes » aux portes des toilettes. Vous y accédez par la rue de l’Ancienne-Comédie ou par le passage de la Cour du Commerce-Saint-André, face à la somptueuse Cour de Rohan que borde un pan de l’enceinte Philippe Auguste, rare vestige du Paris moyenâgeux.

Enfin, comme le Flore ou les Deux Magots, le Procope a aussi ses prix littéraires, celui de l’Humour noir, le prix Jean-Zay et, depuis 2011, le « prix Procope des Lumières » qui récompense l’auteur d’un essai politique, philosophique ou sociétal.

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