Badéreddine Dhahoua

Il est de rares moments dans cette sombre existence,
Où la Vie nous dévoile ses plus belles rencontres,
Nous faisant chavirer des chemins de l’errance,
Aux sentiers que serpentent le début d’un beau conte..

Et même si de l’ Amour je n’obtiens nul fruit,
Qu’il est bon de battre la chamade à nouveau,
De glisser à mon âge sur la vague et son flot,
De rêver une seconde de destin accompli..

Ces rencontres sache le peuvent donner le tournis,
A celle ou à celui qui projette ses attentes,
Ses fantasmes latents son rêve d’une nouvelle vie,
Ses espoirs avortés dans le creux de la pente..

Mais m’importe de tanguer sur les affres de l’oubli…..
Sur ces mers incertaines aux repères éphémères..
Je rêve de nouveau, même si, même si…

Cruelle désillusion que de nourrir l’espoir,
D’un amour platonique d’une impossible histoire,
Si l’Un oublie l’art de la Vie qui jaillit,
Et la tendresse dont le courage est fruit..

Cruelle désillusion que d’entretenir l’espoir,
D’un rêve si secret tributaire du hasard,
Lorsque l’incertitude se joue de la raison,
Lorsque le cœur perdu se noie dans la Passion..

Quel jeu de dupe juste un instant de croire,
Les images réfléchies par son unique miroir,
Aux reflets orchestrant une douce et belle histoire,
Aux contours dessinant un ciel bleu sans brouillard..

M’importe, même si, renoncer je devrais..
Car mon être et mon cœur sont tous deux aliénés….
Prisonniers sans réflexes, Prisonniers condamnés…

J’ai choisi de dompter l’essence même du vent,
Me laissant entraîner dans sa plus folle danse,
Au rythme chaloupé, au rythme d’espérance, 
Sur les notes endiablées qui envoûtent l’amant..

Car il est que mon être ne peut pas ne pas voir,
Que la vie enterrée au passé rejaillit,
Que le corps de mon âme bouleverse mon esprit,
Que la roue de mon temps me fait signe de son phare..

Et le rêve que l’on dit impossible à atteindre,
C’est la vie tout entière qu’on n’ veut plus sublimer,
C’est l’aquarelle du maître qu’on se refuse à peindre,
C’est le poème bohème qu’on n’ se laisse plus dicter..

M’importe tous les doutes qui assaillent l’horizon,
Si mes sens à l’écoute sème une graine de folie,
Si mon cœur en déroute sonne le diapason…

Et je crache et recrache sur vos principes moisis !
Vos rancœurs anoblies votre usage du déni,
Par pitié éloignez toutes vos viles fantaisies,
Vos adages décrépis vos fausses modesties !

Et que Sonne Sonne la cloche, Sonne et balbutie,
Dans le creux de l’oreille un seul prénom de Femme,
Et que Sème Sème la graine, Sème le sel de la Vie,
Aux quatre coins d’une Terre, tel un parfum de Dame..

Et que Chante Chante l’Alti, Chante à cor et à cri,
Au devant d’une scène où les Fous sont en liesse,
Et que Danse Danse l’Épris, Danse comme le Génie,
Celui qui reste tapi à l’ombre de sa Princesse..

Quant à moi à sombrer dans l’ivresse, la folie,
Il s’annonce comme demeure l’enfer des maudits.
M»importe…. y finir y serait un bien moindre répit.

©Badéreddine Dhahoua

ID de Prémium auteur : PAF7159201


1 комментарий

littercon · 07.03.2019 в 12:13 пп

Cher Badéreddine! Bienvenue dans notre équipe d’auteurs premium! L’Inspiration créatrice pour vous!
Avec nos meilleurs voeux

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